Depuis Genève, en Suisse où je participe aux travaux de la 14ème session des droits de l'homme de l'ONU, je pense à l'école malienne et j'ai mal au cœur: certaines facultés de l'Université du Mali n'ont dispensé quasiment aucun cours depuis le début de l'année universitaire car les enseignants sont en grève. Cela peut avoir comme conséquence une année blanche. C'est-à-dire qu'aucun étudiant ne passera en classe supérieure pour n'avoir pas suivi de cours et passer des examens. Les fautes sont partagées et les responsabilités aussi, mais notre jeunesse ne mérite pas ce sort tragique. Depuis plus de quinze ans, l'école malienne souffre et on peut même dire qu'elle est aujourd'hui en agonie. Je lance un appel criant au gouvernement du Mali, aux enseignants et à tous d'apporter leur contribution d'une manière ou d'une autre, pour que le pire n'arrive. L'histoire nous jugera et il sera trop tard.

école malienne

Genève, le 13 juin 2010

Moussa AG ASSARID Ecrivain et consultant en développement