Appel d'urgence Nord Mali

L’Ecole des sables Saint-Exupéry de Taboye Commune de Taboye Région de Gao Cercle de Bourem

Appel d’urgence : Sécheresse au Nord du Mali

Présentation du projet

L’école des sables Saint-Exupéry est créée en deux mille deux à Taboye pour résoudre un problème de scolarisation des enfants nomades qui n’avaient jamais été scolarisés à cause de l’incompatibilité du mode de vie de leurs parents. Alors l’école s’est sédentarisée dans le village de Taboye pour trois raisons : dans ce village il y a un dispensaire, un marché hebdomadaire et un fleuve y passe. Les enfants se retrouvent dans un internat durant huit mois pendant que les parents continuent de nomadiser tant que c’est possible et viennent faire leurs courses au marché du village et visiter leurs enfants en même temps. Groupe cible En effet, la dernière saison des pluies a été très insuffisante dans les trois régions du Nord du pays. Les conséquences sont graves pour les éleveurs nomades qui deviennent très vulnérables car ils perdent leur « capital cheptel ». Actuellement, dans toute la région Nord Mali, les animaux sont affamés, malades et meurent chaque jour ; les oueds dénudés (absence de biomasse), sont jonchés de cadavres (perte estimée aujourd’hui à plus de 56% à trois mois de l’hivernage en situation normale). Et certaines familles d’éleveurs ayant perdu leurs animaux commencent à rejoindre les villages désormais devenus de véritables «parcs de misère ». • Sur les marchés (Djébok, Bourem, Bac), les prix des animaux, pour ceux qui peuvent encore se vendre ont considérablement chuté passant par exemple pour les ovins de 35.000 FCFA (53€) en fin d’hivernage à 7.000 FCFA (11€) aujourd’hui. Un bovin de 225000 FCFA (343€) en fin d’hivernage à 40000 FCFA (60€) aujourd’hui. Un camelin qui coûte 350000 FCFA (540€) en fin d’hivernage à 140000 FCFA (215€) aujourd’hui. • La sécheresse actuelle sévit sur fond d’insécurité et empêche les partenaires techniques et financiers de circuler dans la zone pour évaluer la situation sur le terrain du « drame rampant ». Les éleveurs subissent les conséquences de la sécheresse généralisée et aucune commune n’est épargnée. Le nomadisme est impossible pour les éleveurs, même sur la rive droite du fleuve c’est à dire le gourma. Les quelques pâturages qui existent dans le gourma sont un carrefour des troupeaux de plusieurs contrées. Ces rassemblements épuisent les pâturages plutôt et créent des foyers de tensions entre éleveurs d’origines diverses. Les moments les plus difficiles sont devant nous : mai, juin …s’il pleut en juillet ! Les animaux sont invendables maintenant à cause de leur mauvaise qualité ; exemple : aujourd’hui il faut 4 moutons pour payer un sac de 50 kg de riz et un bidon de 5 litres d’huile, 3 chèvres pour un sac de 50 kg de mil. A savoir que la ration mensuelle d’une famille de 6 personnes est de : • 50kg de riz, • 50 kg de mil, • 6 litre d’huile • Le thé (3Kg) • Le sucre (15Kg) • Le sel (3kg)

Il est urgent de réagir au plus vite. L’ECOLE DES SABLES SAINT-EXUPRY lance un appel pour récolter des fonds afin d’accompagner les populations dont sont issu les parents d’élèves qui si rien n’est fait, se retrouveront éparpillées, éloignées de la zone de recrutement et pour ceux qui vont tout perdre, elles seront attirées par les villes ou villages et deviendront une misère sans nom avec une solution dont l’école ne dispose plus. C’est pour nous un devoir de solidarité absolue que de répondre à l’appel au besoin crucial de nos parents d’élèves lorsque la catastrophe climatique dicte sa loi. A la place de la joie de retrouver sa famille, son troupeau familial, son animal préféré ou propre, ils retrouveront moins de repas par jour, des animaux malades, des campements dispersés. Le plaisir habituel de finir son année scolaire et de retourner vers la vie nomade avec sa famille est plus que jamais menacé. Alors ce que nous craignons, c’est que nos élèves subissent cette sécheresse et qu’elle les éloigne de leurs choix d’apprendre autre chose que l’élevage. Le but premier de cette école est d’abord de donner une chance à ces enfants nomades d’aller à l’école, de ne pas dépendre du nomadisme qui lui-même est en phase terminale à cause des changements climatiques et l’avancée du désert. Il nous faut huit mille trois cents euros (8300€) pour faire face à cette catastrophe humaine et animale.

Nous vous remercions d’avance pour votre confiance et votre solidarité.

Ibrahim Ag Assarid Directeur de l’école / responsable de l’internat, Conseiller communal élu à Taboye, Cercle de Bourem, Région de Gao.

Moussa Ag Assarid Ecrivain, et fondateur de l'école des sables et président des associations françaises Caravane du Cœur et Ennor France

Pour faire un don, ci-joint le RIB de la Caravane du Cœur: par chèque à l'ordre de l'association « Caravane du Cœur » à cette adresse : Association Caravane du Coeur 296 Chemin de la Jasse 34980 MONTFERRIER SUR LEZ

par virement bancaire sur notre compte à la Société Générale : Banque 30003 - guichet 01409 - compte 00037280464 - clé 53 VIrement international : IBAN : FR76 30003 01409 00037280464 53 / BIC/SWIFT : SOGEFRPP