ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU MALI J-8
Par Moussa le dimanche 22 avril 2007, 12:21 - Lien permanent
Dans mon pays de mon enfance, le Mali, dans 8 jours, 8 candidats sont en course pour Koulouba, la colline du pouvoir. Amadou Toumani Touré, dit ATT, le Président sans parti, l’homme de la conciliation, militaire promu général par Alpha Oumar Konaré, à fort engagement social, se présente à nouveau. Après une transition réussie et une remarquable organisation d'élections démocratiques en 1992 il laisse le pouvoir au gagnant Alpha Oumar Konaré et créa la fondation pour l’enfance dont j'ai été bénevol pendant plusieurs années. Pour l'anecdotte, ATT à été le Président d'Honneur de ENNOR Lumière Pour Tous dont je suis le fondateur et a créé "l'Ecole des Sables-A. de Saint-Exupery pour la scolarisation des enfants nomades à Taboye. Face à lui, sept autres candidats se sont déclarés prêts à assumer la plus haute fonction de l’Etat. Ibrahim Boubacar Keita, l’actuel Président de l’assemblée nationale, fondateur du parti «Rassemblement pour le Mali », en sera à sa deuxième tentative. Madiassa Maguiraga, fondateur du Parti Populaire Progressiste (PPP), a lui aussi déjà tenté sa chance, tout comme Oumar Mariko, médecin, secrétaire général du parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance), et directeur général du réseau de communication Radio libre Kayira. Les auditeurs lui seront-ils reconnaissants? Tiébilé Dramé, président du Parti pour la Renaissance Nationale (Parena), connaît déjà les affres de la politique (il a été plusieurs fois ministre) et s’est notamment illustré par une carrière internationale. Mamadou Sangare est quant à lui, un pur produit de l’administration. Diplômé de l’École Nationale d’Administration (ENA), il intègre la fonction publique en 1980 et entame en parallèle, une grande carrière politique. Il est membre fondateur et président de la Convention Sociale Démocrate (CDS Mogotiguiya) depuis 1996. Soumeylou Boubèye Maïga, né à Gao, a étudié en France, avant de mener une carrière administrative et politique au Mali. En janvier 1993, il est nommé au poste – sensible – de directeur général de la sécurité d’état, qu’il occupera jusqu’en février 2000. Il fut ensuite, jusqu’en 2002, ministre de la défense et des anciens combattants. Il a notamment dirigé le comité d’organisation du sommet des chefs d’État et leaders de la Communauté des États sahélo-sahariens qui s’est tenu à Bamako en 2004. Enfin, Mme Sidibé Aminata Diallo est la première femme à briguer la magistrature suprême. Professeur à l’Université de Bamako, c’est une militante active pour la cause de l’environnement. Elle organise notamment des sessions de formation pour les jeunes, en faveur de l’assainissement. L’éducation à l’environnement est justement le credo du Rassemblement pour l’Education à l’Environnement et au Développement Durable (REDD), son parti. Une candidature très dans l’air du temps… Alors, avec ou sans parti, qui de ces nombreuses personnalités gagnera le prochain mandat ?
Origine de l'article: newsletter@point-afrique.com
Commentaires
Une femme à la tête du pays ça serait plutot pas mal !!!!
M.DANS VOTRE TEXTE VOUS AVEZ CITE LES QUALITES DE CHAQUE CANDIDAT MAIS QUI ESPEREZ VOUS GAGNER CES ELECTIONS DU 29 AVRIL 2007 ?